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Madame Sanogho disait bien souvent

« Nul n’est à l’abri d’un handicap
dans  la vie.

Et dans cette existence de plus en plus aléatoire, il est très facile de basculer d’une vie à l’autre »

Historique

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L’Amaldème est née sur l’initiative personnelle de  Madame Sanogho afin de venir en aide aux mères d’enfants déficients intellectuels qui souffrent comme elle en silence. Sa seule ambition était de  faire de la personne déficiente intellectuelle un citoyen à part entière ayant des droits et des responsabilités et ce, malgré les préjugés. Mère de deux filles handicapées mentales : l’une âgée aujourd’hui de 55 ans, née à Paris en 1962, débile moyenne à la suite d’une réanimation à la naissance ; la seconde  née également à Paris en 1964, devenue   débile  profonde à la suite d’une encéphalite aigue durant leurs vacances au Mali, alors qu’elle n’avait que deux ans et demi d’âge.

« Notre vision est celle d’un monde dans lequel les personnes déficientes intellectuelles et leurs familles peuvent participer et être valorisées de manière égale dans tous les aspects de la vie dans la communauté ».
 

PARCOURS DE FEUE MME SANOGHO KADIATOU BAGAYOGO
 

Née le 16 novembre 1939 à Bamako, (décédée le 16 novembre 2005),  Madame Sanogho  a fait de 1947 à 1956 ses études primaires à Bamako. Elle a eu son baccalauréat série B en 1959 au Lycée de jeunes filles de Bamako.

Diplômée de l’école des infirmières d’état  à Grenoble (France)  en 1961, elle a intégré l’école de service social en 1962 pour en finir en 1964.

De 1982 à 1984, elle a obtenu sa  maîtrise en science de l’éducation Lyon ll.

 

 C’est à partir de 1964 que Madame Sanogho  a commencé ses activités professionnelles.

  • 1964 à 1966 Assistance sociale de l’association des travailleurs migrants (AFTAM) Paris 13ème.

  • 1966 à 1978 Chef de service sociale à l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS)

  • 1978 à 1987 Assistance sociale, Chef de service social de la mairie de Sarcelles (Banlieue Nord parisienne).

Elle a eu une vie associative très animée :

  • 1984 : Fondatrice de l’Association malienne de lutte contre la Déficience  mentale chez l’enfant (AMALDEME) dont elle fut la première secrétaire générale

  • 1987 : Elle crée le centre Médico-Psycho-Educatif (CMPE) à Bamako

 

  • 1990 : Elle a été élue vice-présidente de la fédération malienne des associations des personnes handicapées (FEMAPH)                      

  • 1990 : Membre fondateur et vice-présidente de l’association panafricaine des associations de personnes handicapées mentales

  • 1994 : Première vice-présidente de la ligue mondiale des associations de personnes handicapées mentales (Inclusion International) dont le siège est à Londres

  • 2001 : Présidente de la fédération panafricaine des associations de personnes handicapées mentales  (Inclusion Afrique et l’Océan Indien)

 

  • De 1998 jusqu’à son décès  en 2005, elle était présidente de l’Amaldème.

 

  • En 2000 elle a été  décorée Commandeur de l’Ordre National du Mali et Membre du Collège des  Ordres Nationaux du Mali.

 

Fruit d’un cœur ayant peiné

Des œuvres d’utilité sociale

  

L’AMALDEME

 

accueille aussi des enfants dotés d’une intelligence intacte, sans versant déficitaire, mais présentant des troubles qui cachent leur intelligence. « Dès qu’on commence à travailler avec eux, on constate que ce sont des enfants qui ont des capacités pouvant leur permettre de vivre sans problème », a-t-il assuré. « Mais si l’enfant n’est pas suivi à la maison par ses parents et des professionnels, il lui est difficile d’avancer dans la vie », a expliqué le directeur exécutif du Centre psycho éducatif de Lafiabougou.L’AMALDEME ouvre également ses portes aux enfants qui souffrent de problèmes de compréhension. Certains présentent des traits caractéristiques de la trisomie 21. D’autres, des traits autistiques. C’est-à-dire qu’ils se replient sur les personnes qu’ils aiment, n’entretiennent plus de relations avec le monde extérieur. 

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